Auteur : Steve Prud’Homme
(Cet article a été généré grâce à l’aide de plusieurs outils d’intelligence artificielle.)
Résumé
Cet article présente un survol complet des systèmes de récompenses, de badges et de défis disponibles pour les astronomes amateurs, en examinant les opportunités aux échelles québécoise, canadienne et internationale. L’introduction établit l’importance des programmes d’observation pour structurer la pratique de l’astronomie, la transformant d’une simple contemplation en une quête intentionnelle et éducative. Une taxonomie des défis est proposée, distinguant les programmes de certification par liste, la contribution à la science citoyenne, les concours de mérite et les défis communautaires informels. La section sur le Québec met en lumière le rôle central de la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ) et de ses clubs affiliés, qui privilégient une approche communautaire axée sur la reconnaissance par les pairs, l’excellence technique (comme au Concours Annuel de Fabricants de Télescopes d’Amateurs) et l’importance d’infrastructures comme la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. Au niveau canadien, l’analyse se concentre sur la Société Royale d’Astronomie du Canada (SRAC), qui offre un parcours éducatif progressif et structuré, guidant les observateurs du niveau débutant à expert à travers une série de certificats d’observation rigoureux. La scène internationale est dominée par l’Astronomical League américaine, avec sa multitude de programmes spécialisés et son système de progression « Master Observer », ainsi que par des organisations de science citoyenne comme l’AAVSO, qui valorisent la contribution scientifique par le volume de données. Les grands concours d’astrophotographie sont également présentés comme une voie de reconnaissance artistique. Enfin, le rapport explore l’écosystème de soutien informel, incluant les magazines, les forums en ligne et les outils numériques, avant de conclure par une synthèse comparative des différentes philosophies et des recommandations stratégiques pour aider l’astronome amateur québécois à construire un parcours personnalisé selon ses aspirations et son équipement.
Mots-clés : astronomie amateur, Québec, Canada, international, programmes d’observation, défis, récompenses, badges, certification, FAAQ, SRAC, Astronomical League, AAVSO, astrophotographie, science citoyenne, télescope, jumelles, ciel étoilé.
Section 1 : Introduction – Structurer sa passion pour le ciel étoilé
1.1. Au-delà de la contemplation : l’observation avec intention
L’astronomie amateur débute souvent par une simple fascination pour la voûte céleste, une contemplation des étoiles qui a captivé l’humanité depuis des millénaires. Cependant, pour de nombreux passionnés, ce regard initial évolue vers une quête plus profonde, une volonté de structurer leur exploration de l’univers. C’est ici qu’interviennent les programmes d’observation, les défis et les systèmes de récompenses. Ces cadres formels transforment une observation passive en une démarche active et intentionnelle. Ils offrent un but, une direction qui peut s’avérer cruciale pour maintenir l’engagement à long terme. Comme le soulignent des observateurs expérimentés, le fait d’avoir une liste d’objets à observer, un objectif tangible, augmente considérablement la probabilité de rester impliqué dans le loisir. Sans cette structure, de nombreux amateurs risquent de perdre leur intérêt initial (Astronomy, s.d.).
Ces programmes ne doivent pas être perçus comme de simples listes à cocher, mais plutôt comme des parcours éducatifs conçus pour développer les compétences de l’observateur, de l’identification des constellations à l’œil nu à la chasse aux galaxies lointaines avec des instruments sophistiqués. Ils représentent une feuille de route pour approfondir ses connaissances astronomiques et s’amuser tout en le faisant (Denver Astronomical Society, s.d.). En fournissant des suggestions d’objets à observer, ils incitent les amateurs à sortir des sentiers battus et à ne pas se limiter aux quelques cibles célèbres qu’ils revisitent constamment, brisant ainsi la routine du « même vieux, même vieux » (Cloudy Nights, s.d.-a). Ce rapport se propose de cartographier cet univers de défis et de récompenses, en commençant par l’écosystème local du Québec, en s’étendant au cadre national canadien, pour finalement explorer la vaste arène internationale. Il examinera non seulement les programmes eux-mêmes, mais aussi les philosophies qui les sous-tendent, offrant ainsi aux astronomes amateurs un guide complet pour structurer leur passion et enrichir leur pratique de l’observation céleste.
1.2. Le paysage des récompenses : une taxonomie des défis
L’univers des récompenses en astronomie amateur est aussi diversifié que les objets célestes eux-mêmes. Pour naviguer dans ce paysage, il est utile de catégoriser les différents types de défis et de systèmes de reconnaissance que l’on peut rencontrer. Cette taxonomie permet de mieux comprendre la nature de l’engagement requis et le type de reconnaissance offerte.
- Programmes de certification par liste : C’est le modèle le plus classique et le plus répandu. Il consiste à observer une liste prédéfinie d’objets célestes et à consigner ses observations dans un journal. Des organisations comme la Société Royale d’Astronomie du Canada (SRAC) et l’Astronomical League américaine excellent dans ce domaine, proposant des listes pour tous les niveaux, du catalogue Messier aux objets plus obscurs du catalogue Herschel 400 (Denver Astronomical Society, s.d.; Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). La récompense est généralement un certificat et une épinglette, symbolisant la réussite du défi (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
- Programmes de contribution scientifique : Une autre voie de reconnaissance est celle de la science citoyenne. Ici, la valeur ne réside pas dans l’achèvement d’une liste, mais dans la quantité et la qualité des données scientifiques soumises à des organisations professionnelles. L’American Association of Variable Star Observers (AAVSO) est l’exemple par excellence, décernant des prix en fonction du nombre total d’observations d’étoiles variables soumises, qui peuvent atteindre des centaines de milliers (American Association of Variable Star Observers, 2023, 2024). Ces programmes permettent aux amateurs de contribuer directement à la recherche astronomique.
- Concours et prix de mérite : Cette catégorie récompense l’excellence dans un domaine spécifique, souvent jugée sur une base compétitive. Les concours d’astrophotographie, comme le prestigieux ZWO Astronomy Photographer of the Year, en sont l’exemple le plus visible, où les œuvres sont jugées sur leurs qualités techniques et esthétiques (Royal Museums Greenwich, s.d., 2025). D’autres prix, comme ceux décernés par la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ), récompensent le service rendu à la communauté ou des réalisations techniques exceptionnelles, comme la fabrication de télescopes (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2022a; Wikipedia, s.d.).
- Défis informels et communautaires : Enfin, un écosystème dynamique de défis moins formels existe, souvent sur une base mensuelle ou événementielle. Des magazines comme Sky & Telescope et Astronomy proposent régulièrement de nouvelles cibles (10 Minute Astronomy, s.d.; Bakich, 2023). Des communautés en ligne, telles que Cloudy Nights, organisent des défis mensuels où les membres partagent leurs images et leurs observations sur des thèmes spécifiques, favorisant un sentiment de camaraderie et d’apprentissage continu (Cloudy Nights, 2025a).
Cette classification servira de fil conducteur tout au long de ce guide, permettant de situer chaque programme et chaque récompense dans un contexte plus large et d’aider l’astronome amateur à choisir la voie qui correspond le mieux à ses aspirations.
Section 2 : L’écosystème québécois – Programmes et défis locaux
L’astronomie amateur au Québec se distingue par un tissu communautaire dense et une culture riche en événements spécialisés. Plutôt que de se concentrer sur un système de certification standardisé et à plusieurs niveaux, l’écosystème québécois met l’accent sur le partage des connaissances, la reconnaissance des contributions à la communauté et l’organisation de compétitions de haut niveau qui célèbrent à la fois l’observation et l’ingéniosité technique.
2.1. La Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ) : le cœur de la communauté
Au centre de cet écosystème se trouve la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ). Reconnue par le ministère de l’Éducation, sa mission est de soutenir ses membres, de promouvoir une pratique sécuritaire de l’astronomie d’observation et d’encourager le partage et la rigueur (Fédération des astronomes amateurs du Québec, s.d.-a). Elle fédère 26 clubs d’astronomie répartis dans 15 régions administratives et compte près de 2000 membres individuels, ce qui en fait le principal organisme de coordination pour les amateurs de la province (Fédération des astronomes amateurs du Québec, s.d.-d, s.d.-c).
La FAAQ propose à ses membres 10 programmes d’observation spécialement conçus pour encourager la pratique (Fédération des astronomes amateurs du Québec, s.d.-b). Bien que les détails spécifiques de ces listes d’objets ne soient pas largement documentés dans les publications générales de la fédération, leur existence témoigne d’une volonté d’offrir un cadre structuré aux observateurs québécois. Le rapport annuel de la FAAQ mentionne, par exemple, le travail d’évaluation des images soumises pour le programme d’observation en astrophotographie, ce qui confirme que ces programmes sont actifs et gérés par des comités dédiés (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2022b). Pour un amateur québécois cherchant à débuter une observation structurée, ces programmes constituent le point de départ local le plus direct.
Cependant, là où la FAAQ se distingue particulièrement, c’est dans son système de reconnaissance, qui valorise fortement l’implication communautaire et l’encouragement de la relève. Ses deux prix les plus prestigieux en sont la preuve :
- Le Trophée Méritas : Ce prix est décerné annuellement à un membre pour sa contribution exceptionnelle à l’astronomie amateur au Québec. La liste des lauréats est un véritable panthéon des bâtisseurs de la communauté, récompensant des années de bénévolat, d’organisation d’événements et de partage du savoir (Wikipedia, s.d.).
- Le Trophée Pléiades : Ce trophée est spécifiquement destiné aux jeunes membres, soulignant l’engagement de la FAAQ à former la prochaine génération d’astronomes. Le succès remarquable de la section jeunesse du Club d’astronomie VÉGA de Cap-Rouge, dont les membres ont remporté ce prix à de nombreuses reprises, illustre l’efficacité de cette approche (Groleau, 2024; Wikipedia, s.d.).
En plus de ces prix annuels, la FAAQ renforce les liens au sein de sa communauté par des initiatives exclusives pour ses membres, comme des concours pour assister à des projections de films liés à l’astronomie, créant ainsi une culture partagée au-delà de la simple observation (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2025).
2.2. Les clubs locaux : initiatives, compétitions et partage du savoir
La véritable vitalité de l’astronomie amateur au Québec réside dans son réseau de clubs locaux dynamiques. Des organisations comme la Société d’astronomie du Planétarium de Montréal (SAPM), le Club des astronomes amateurs de Sherbrooke (CAAS), la Société d’astronomie de la Montérégie (SAMO), le Club des Astronomes Amateurs Boucherville-Montérégie (CAABM) et le Club d’astronomie VÉGA de Cap-Rouge sont les principaux moteurs d’activités (Fédération des astronomes amateurs du Québec, s.d.-d, s.d.-c). Ils organisent une multitude d’événements tels que des soirées d’observation publiques, des camps d’astronomie, des ateliers techniques et des conférences mensuelles qui permettent aux membres d’échanger leurs connaissances et de partager leurs expériences (Centre multifonctionnel Francine-Gadbois, s.d.; Club des astronomes amateurs de Sherbrooke, s.d.; Groleau, 2024; Société d’astronomie de la Montérégie, 2025; Société d’astronomie du Planétarium de Montréal, 2025).
Un événement se démarque particulièrement et illustre la maturité de la communauté québécoise : le Concours Annuel de Fabricants de Télescopes d’Amateurs (CAFTA). Loin d’être une simple compétition, le CAFTA est un événement multifacette, co-organisé par plusieurs clubs influents (Dorval, la Société d’astronomie de Montréal et le centre de Montréal de la SRAC), qui célèbre l’ingéniosité des amateurs (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2022a). Les prix décernés vont bien au-delà de la simple observation et couvrent des catégories aussi variées que :
- Finesse du travail : pour la qualité de fabrication d’un télescope.
- Logiciel et technologie : pour le développement d’outils informatiques.
- Recherche : pour des projets de recherche menés par des amateurs.
- Astrophotographie : pour la qualité des images célestes.
- Prix Fred-Clarke : pour l’ensemble d’une œuvre et l’implication auprès de la communauté et des jeunes (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2022a).
Le fait que des amateurs comme Louis Asselin puissent remporter la même année un prix pour le développement d’un logiciel spécialisé dans l’analyse de la polarisation et un autre pour ses 27 années d’implication auprès de sa communauté témoigne de la profondeur et de la diversité des talents reconnus par cet événement (EnBeauce.com, s.d.). Le CAFTA démontre une culture locale qui valorise l’innovation technique, la recherche et l’artisanat au même titre que l’observation visuelle.
Bien que la plupart des clubs se concentrent sur ces activités événementielles, certains peuvent proposer des défis plus informels à leurs membres. Une mention d’un « bon défi d’observation » au sein du club Véga suggère l’existence de telles initiatives locales, même si elles ne sont pas formalisées en programmes de certification officiels (Club Véga de Cap-Rouge, 2017).
2.3. Sites d’exception : la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic
L’environnement d’observation au Québec est profondément marqué par la présence d’un site de calibre mondial : la Réserve Internationale de Ciel Étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM). Établie en 2007, elle fut la première au monde à recevoir cette désignation, reconnaissant non seulement la qualité exceptionnelle de son ciel, mais aussi l’engagement de 34 municipalités environnantes à contrôler la pollution lumineuse (ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic, s.d.-a; DarkSky, s.d.; Smith, 2024). Pour l’astronome amateur, cette réserve de 5 258 kilomètres carrés est un atout inestimable, offrant les conditions de ciel noir nécessaires pour s’attaquer aux défis d’observation du ciel profond les plus exigeants, qu’ils proviennent de programmes québécois, canadiens ou internationaux.
Au cœur de la réserve se trouve l’ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic, un centre d’activités en astronomie qui joue un rôle crucial dans la vulgarisation scientifique et l’inspiration du public (Musées du Québec, s.d.; Tourisme Mégantic, s.d.). L’ASTROLab organise des événements majeurs comme le Festival d’Astronomie Populaire, qui offre au public une occasion rare d’observer à travers le télescope professionnel de 1,6 mètre de l’Observatoire du Mont-Mégantic (ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic, s.d.-b; Observatoire du Mont-Mégantic, s.d.; Sépaq, s.d.). Cette synergie entre un site de recherche de pointe et un programme de diffusion grand public crée un environnement unique qui nourrit la passion pour l’astronomie et encourage les amateurs à poursuivre leur loisir à un niveau plus avancé.
En somme, le paysage de l’astronomie amateur au Québec se caractérise par une forte cohésion communautaire et une spécialisation dans des événements de haut calibre. Les structures de reconnaissance, qu’il s’agisse des prix de la FAAQ ou des concours comme le CAFTA, privilégient la contribution à la collectivité et l’excellence technique. Bien que des programmes d’observation formels existent, ils semblent moins mis de l’avant que le riche calendrier d’activités des clubs. Pour un amateur québécois, cela signifie qu’il trouvera un soutien communautaire et des infrastructures exceptionnelles (comme la RICEMM) pour l’aider dans sa pratique. Cependant, pour un parcours de certification complet et progressif, du niveau débutant à expert, les systèmes les mieux documentés et les plus structurés se trouvent à l’échelle nationale et internationale, comme nous le verrons dans les sections suivantes.
Section 3 : Le cadre canadien – La certification à l’échelle nationale
Lorsqu’un astronome amateur au Canada souhaite s’engager dans un parcours d’apprentissage structuré et reconnu, il se tourne inévitablement vers la Société Royale d’Astronomie du Canada (SRAC), ou Royal Astronomical Society of Canada (RASC). Fondée au 19e siècle, la SRAC est l’organisation nationale qui offre la suite la plus complète et la mieux établie de programmes de certification en observation visuelle, agissant de facto comme un curriculum national pour le développement des compétences des amateurs (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-f).
3.1. La Société royale d’astronomie du Canada (SRAC) : un parcours structuré pour l’observateur
La SRAC propose une série de huit programmes d’observation visuelle principaux, chacun menant à un certificat officiel (et souvent une épinglette) après validation (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). La philosophie derrière cette suite de programmes est explicitement éducative. Les programmes sont conçus pour être progressifs, guidant l’observateur depuis ses premières explorations du ciel jusqu’à la maîtrise de techniques avancées de repérage d’objets du ciel profond. Par exemple, le programme d’introduction, « Explore the Universe », est clairement présenté comme une « excellente préparation pour des programmes d’observation plus exigeants » tels que le Catalogue Messier ou les programmes lunaires (Royal Astronomical Society of Canada, 2018; Saint John Astronomy Club, 2018, s.d.). Cette approche séquentielle constitue l’une des caractéristiques fondamentales du système de la SRAC.
Un élément central et non négociable de tous les programmes de la SRAC est l’exigence de la tenue d’un journal d’observation (logbook). Chaque observation doit être consignée, que ce soit dans un carnet traditionnel ou un fichier électronique (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Cette pratique, bien que rigoureuse, est essentielle à la démarche. Elle inculque une discipline d’observation, encourage une attention plus fine aux détails à l’oculaire et crée un enregistrement permanent des sessions d’observation, ce qui enrichit à la fois la valeur scientifique potentielle et la mémoire personnelle de l’observateur (Cloudy Nights, 2020; Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-a). La SRAC insiste sur le fait que chaque programme doit être un effort individuel : l’observateur doit localiser l’objet, faire sa propre observation et soumettre sa propre demande de certification (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
3.2. Analyse détaillée des programmes de certification de la SRAC
Les programmes de la SRAC sont clairement segmentés par niveau de difficulté, offrant un cheminement logique pour les observateurs de tous calibres.
Niveau débutant : les premiers pas
- Explore the Universe (Explorer l’Univers) : C’est le programme fondamental de la SRAC, conçu pour les novices. Il est particulièrement accessible car il est ouvert aux non-membres et ses exigences peuvent être entièrement satisfaites à l’œil nu et avec des jumelles (Edmonton RASC, s.d.; Royal Astronomical Society of Canada, 2018; Sunshine Coast Astronomy, s.d.). Pour obtenir la certification, l’observateur doit identifier et consigner 55 objets parmi une liste de 110, répartis dans cinq catégories : Constellations et étoiles brillantes, la Lune, le Système solaire, les Objets du ciel profond et les Étoiles doubles (Royal Astronomical Society of Canada, 2018; Saint John Astronomy Club, s.d.). Un avantage majeur pour les astronomes québécois est que tous les documents de ce programme sont disponibles en français, ce qui en fait un point d’entrée idéal (Royal Astronomical Society of Canada, 2018).
- Explore the Moon (Explorer la Lune) : Ce programme d’introduction à l’observation lunaire est basé sur une liste de 100 caractéristiques (cratères, mers, montagnes) tirées du prestigieux Observer’s Handbook de la SRAC. Il offre deux certificats distincts, l’un pour les observations aux jumelles et l’autre pour les observations au télescope, reconnaissant ainsi les différents types d’équipement (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
Niveau intermédiaire : approfondir ses compétences
Une fois les bases acquises, la SRAC propose plusieurs programmes de spécialisation qui requièrent l’utilisation d’un télescope de taille petite à moyenne.
- Messier Catalogue (Catalogue Messier) : Il s’agit du défi classique consistant à observer les 110 objets catalogués par Charles Messier. Ce programme nécessite un télescope d’au moins 100 mm d’ouverture pour apprécier la plupart des objets (RASC – Montreal Centre, s.d.; RASC – Vancouver Centre, s.d.-a; Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
- Finest NGC Objects (Les plus beaux objets NGC) : Conçu par l’astronome amateur et auteur Alan Dyer, ce programme représente un pas de plus en difficulté. Il propose une liste de 110 objets du ciel profond, principalement issus du New General Catalogue, qui nécessitent généralement un télescope de 200 mm ou plus (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
- Isabel Williamson Lunar Observing Program (Programme d’observation lunaire Isabel Williamson) : Nommé en l’honneur d’Isabel Williamson, une membre pionnière et très active du centre de Montréal de la SRAC de 1942 à 1971, ce programme est le volet lunaire de niveau intermédiaire (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-e; Sunshine Coast Astronomy, s.d.). Il propose une exploration beaucoup plus détaillée de la surface lunaire que le programme Explore the Moon et requiert un télescope d’au moins 150 mm (RASC – Thunder Bay Centre, s.d.; Royal Astronomical Society of Canada, 2019, s.d.-b).
- Double Stars (Étoiles doubles) : Ce programme se concentre sur l’observation de 110 systèmes d’étoiles doubles et multiples, accessibles avec un petit télescope de 90 mm d’ouverture (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
Un aspect particulièrement notable de ces programmes intermédiaires est l’adaptation de la SRAC à la technologie moderne. Pour les programmes Messier, Finest NGC et Double Stars, la Société offre deux versions du certificat : « Traditionnel (repérage aux étoiles) » et « Assisté par ordinateur (GoTo) » (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Cette distinction est significative : elle reconnaît la réalité des équipements modernes tout en continuant de valoriser la compétence traditionnelle de navigation céleste, permettant ainsi à chaque observateur de choisir la méthode qui lui convient.
Niveau avancé : repousser les limites
Pour les observateurs les plus expérimentés et les mieux équipés, la SRAC propose deux programmes de haut niveau qui ne sont pas accompagnés d’une épinglette, mais dont le certificat représente une marque de grande distinction.
- Deep-Sky Gems (Joyaux du ciel profond) : Cette liste avancée de 154 objets, principalement des galaxies, a été sélectionnée par le célèbre chasseur de comètes David Levy à partir de ses propres journaux d’observation s’étalant sur plus de 40 ans (RASC – Thunder Bay Centre, s.d.; Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-c, s.d.-b).
- Deep-Sky Challenge Objects (Objets de défi du ciel profond) : Il s’agit du programme le plus difficile de la SRAC. Il contient une liste de 45 objets particulièrement ardus, sélectionnés par Alan Dyer et Alister Ling, dont l’observation complète nécessite à la fois des instruments à grand champ et des télescopes de grande ouverture (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b).
L’ensemble de ces programmes forme un parcours cohérent et complet. En se basant principalement sur les listes et les ressources de sa propre publication phare, le Observer’s Handbook, la SRAC a créé un écosystème d’apprentissage intégré (Royal Astronomical Society of Canada, 2017, s.d.-b). Le processus de demande de certification, qui passe généralement par la validation des observations par les responsables du centre local de la SRAC, confère un caractère officiel et standardisé à ces reconnaissances (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Ainsi, la suite de certificats de la SRAC n’est pas simplement une collection de listes d’observation, mais un véritable système pédagogique national conçu pour développer de manière systématique les compétences de l’astronome amateur au Canada.
| Nom du Programme | Niveau | Nombre d’Objets | Équipement Recommandé | Options (Traditionnel/GoTo) | Récompense |
| Explore the Universe | Débutant | 55 sur 110 | Œil nu, jumelles | Non applicable (GoTo interdit) | Certificat & Épinglette |
| Explore the Moon | Débutant | ~100 | Jumelles / Télescope | Non applicable | Deux certificats distincts & 1 épinglette |
| Messier Catalogue | Intermédiaire | 110 | Télescope (100mm+) | Oui | Certificat & Épinglette |
| Finest NGC Objects | Intermédiaire | 110 | Télescope (200mm+) | Oui | Certificat & Épinglette |
| Isabel Williamson Lunar | Intermédiaire | 268+ | Télescope (150mm+) | Non applicable | Certificat & Épinglette |
| Double Stars | Intermédiaire | 110 | Télescope (90mm+) | Oui | Certificat & Épinglette |
| Deep-Sky Gems | Avancé | 154 | Télescope (ouverture moyenne à grande) | Non applicable | Certificat |
| Deep-Sky Challenge | Avancé | 45 | Instruments variés (grand champ et grande ouverture) | Non applicable | Certificat |
Section 4 : L’arène internationale – Une pléthore de programmes et de distinctions
Au-delà des frontières canadiennes, l’astronome amateur a accès à un vaste éventail de programmes et de récompenses offerts par des organisations internationales. Ces programmes, souvent plus nombreux et plus spécialisés que ceux disponibles localement, ouvrent des horizons nouveaux et permettent de s’engager dans des défis d’une ampleur et d’une diversité considérables. Ils révèlent également différentes philosophies sur ce qui constitue une « réussite » dans le loisir, allant de l’achèvement méthodique de listes à la contribution scientifique et à l’excellence artistique.
4.1. L’Astronomical League : le géant américain des programmes d’observation
Basée aux États-Unis, l’Astronomical League (AL) est sans conteste l’organisation qui propose le plus grand nombre de programmes d’observation au monde. Avec plus de 75 programmes distincts, elle offre une profondeur et une spécialisation inégalées, permettant à chaque amateur de trouver un défi adapté à ses intérêts et à son équipement (Astronomical League, s.d.-a; Clevenson, s.d.). L’adhésion à la FAAQ ou à la SRAC ne confère pas automatiquement le statut de membre de l’AL ; une adhésion distincte est nécessaire, soit par l’intermédiaire d’un club affilié, soit en tant que membre individuel (Member-at-Large) (Louisville Astronomical Society, s.d.).
La progression « Master Observer »
Pour structurer cette multitude de programmes, l’AL a mis en place un système de progression à long terme appelé le « Master Observer Progression » (Astronomical League, s.d.-h; Clevenson, s.d.). Ce système récompense les observateurs qui complètent plusieurs programmes par des titres de plus en plus prestigieux, allant de « Observer Award » à « Master Observer – Platinum Award ». Cette structure, qui s’apparente à un système de « succès » ou de « badges » dans un jeu, est un puissant moteur de motivation pour les amateurs les plus dévoués, leur offrant un objectif de carrière s’étalant sur plusieurs années, voire des décennies (Astronomical League, s.d.-h; Astronomy, s.d.).
Analyse thématique des programmes
Face à l’abondance de choix, il est utile de regrouper les programmes de l’AL par thèmes pour en faciliter la compréhension.
- Les fondamentaux : Ces programmes sont conçus pour construire une base solide de compétences en observation.
- Constellation Hunter Program : Un excellent point de départ qui ne requiert aucun équipement optique. Le défi consiste à identifier et à dessiner à l’œil nu toutes les constellations d’un hémisphère, en notant les étoiles principales et les objets visibles (Astronomical League, s.d.-e; Bell Museum, s.d.; Mid-East Region of the Astronomical League, s.d.).
- Lunar Observing Program : Un programme complet qui demande l’observation de 100 caractéristiques lunaires réparties en trois niveaux d’équipement : 18 à l’œil nu, 46 aux jumelles et 36 au télescope (Astronomical League, s.d.-g, s.d.-m).
- Messier Observing Program : La version de l’AL du défi Messier. Une règle importante la distingue de celle de la SRAC : l’utilisation de télescopes GoTo ou de cercles de coordonnées numériques est explicitement interdite. L’objectif est d’apprendre le ciel en pratiquant le repérage manuel (star-hopping) (Astronomical League, s.d.-i, s.d.-k).
- Spécialisation par équipement (jumelles) : L’AL reconnaît la valeur des jumelles en tant qu’instrument astronomique principal et propose de nombreux programmes dédiés.
- Binocular Messier Program : Une version plus accessible du défi Messier, demandant l’observation de 50 objets de la liste avec des jumelles uniquement (Astronomical League, s.d.-c, s.d.-n).
- Binocular Double Star Program : Un programme dédié à la séparation d’étoiles doubles avec des jumelles (Astronomical League, s.d.-b).
- Deep Sky Binocular Observing Program : Une liste d’objets du ciel profond spécifiquement choisis pour leur visibilité aux jumelles (Astronomical League, s.d.-a).
- Défis du ciel profond : Pour les observateurs chevronnés disposant de télescopes de plus grande ouverture.
- Herschel 400 Program : Un défi de longue haleine consistant à observer 400 des objets les plus brillants découverts par William Herschel. Il est souvent considéré comme l’étape suivante après le catalogue Messier (Astronomical League, s.d.-f; Denver Astronomical Society, s.d.).
- Herschel II Observing Program : Pour ceux qui en veulent encore plus, ce programme ajoute 400 autres objets de Herschel, encore plus difficiles (Astronomical League, 2020).
- Arp Peculiar Galaxies Observing Program : Un programme pour les experts, axé sur les galaxies aux formes étranges et inhabituelles cataloguées par Halton Arp (Astronomical League, s.d.-a).
- Programmes pour la jeunesse : L’AL s’engage également auprès des jeunes astronomes avec des programmes adaptés.
- Sky Puppy Observing Program : Conçu pour les enfants de 10 ans et moins (Louisville Astronomical Society, s.d.).
- Youth Astronomer Observing Program : Un programme plus avancé pour les jeunes de 17 ans et moins, qui les initie à plusieurs des programmes d’observation de l’AL (Astronomical League, s.d.-o; Louisville Astronomical Society, s.d.).
| Catégorie | Nom du Programme (Exemples) | Description Succincte & Défi Principal |
| Fondamentaux | Constellation Hunter | Apprendre le ciel en dessinant toutes les constellations à l’œil nu. |
| Lunar Observing Program | Observer 100 caractéristiques lunaires avec l’œil nu, les jumelles et le télescope. | |
| Messier Program (Honorary) | Observer les 110 objets Messier en utilisant uniquement le repérage manuel (star-hopping). | |
| Observation aux Jumelles | Binocular Messier Program | Observer 50 objets Messier avec des jumelles. |
| Binocular Double Star Program | Séparer 100 étoiles doubles avec des jumelles. | |
| Ciel Profond Avancé | Herschel 400 Program | Observer 400 objets du ciel profond du catalogue de William Herschel. |
| Arp Peculiar Galaxies Program | Chasser les galaxies aux formes étranges et le fruit d’interactions gravitationnelles. | |
| Science Citoyenne | Binocular Variable Star Program | Estimer la magnitude de 15 étoiles variables (60 observations) et soumettre les données à l’AAVSO. |
4.2. Au-delà des listes : la science citoyenne avec l’AAVSO et l’IOTA
Une autre facette de la reconnaissance internationale s’éloigne du modèle de la « collection d’objets » pour se concentrer sur la contribution directe à la science. Deux organisations se distinguent dans ce domaine.
- American Association of Variable Star Observers (AAVSO) : L’AAVSO est une organisation de recherche où les amateurs collaborent avec les professionnels en surveillant les étoiles variables. La reconnaissance n’est pas basée sur l’achèvement d’une liste, mais sur le volume de données de haute qualité soumises. Les « Observer Awards » sont décernés lorsque des seuils quantitatifs sont atteints : 100, 1 000, 10 000, et même plus de 400 000 observations visuelles ou des millions d’observations CCD pour les contributeurs les plus prolifiques (American Association of Variable Star Observers, 2023, 2024). Cette approche valorise la persévérance, la rigueur et l’impact scientifique du travail de l’amateur. Pour faciliter l’entrée dans ce domaine, l’Astronomical League propose un programme d’introduction, le Binocular Variable Star Observing Program, qui guide les débutants dans leurs premières estimations et les familiarise avec le processus de soumission à l’AAVSO (Astronomical League, s.d.-d).
- International Occultation Timing Association (IOTA) : L’IOTA se concentre sur l’observation d’occultations, c’est-à-dire le passage d’un corps céleste (comme la Lune ou un astéroïde) devant une étoile. Le chronométrage précis de ces événements fournit des données précieuses sur la taille, la forme et la position des objets du système solaire. À l’instar de l’AAVSO, les prix de l’IOTA ne récompensent pas l’observation d’une liste. Le Homer F. DaBoll Award et le Lifetime Achievement Award sont décernés en reconnaissance de « contributions significatives à la science des occultations et au travail de l’IOTA » (International Occultation Timing Association, s.d.). L’étude des biographies des lauréats et des personnalités qui ont donné leur nom à ces prix, comme Homer F. DaBoll, qui a été un organisateur d’expéditions et le premier éditeur du bulletin de l’IOTA, montre que l’organisation valorise autant le développement de logiciels, la coordination d’expéditions et le travail organisationnel que l’acte d’observer lui-même (Poyntsource.com, s.d.).
4.3. L’art du ciel : les grands concours d’astrophotographie
Parallèlement à l’observation visuelle et à la collecte de données, l’astrophotographie s’est imposée comme une discipline à part entière, avec ses propres arènes de reconnaissance. Ces concours internationaux jugent les images sur des critères à la fois techniques et esthétiques.
- Compétitions de prestige : Le ZWO Astronomy Photographer of the Year, organisé par le Royal Observatory Greenwich à Londres, est largement considéré comme le concours le plus prestigieux au monde. Sa renommée tient non seulement à la qualité des images soumises, mais aussi au fait que les œuvres lauréates sont exposées dans une galerie dédiée au National Maritime Museum, offrant une visibilité exceptionnelle aux photographes (Miller, 2024; Royal Museums Greenwich, s.d., 2025). Le concours est structuré en plusieurs catégories, telles que Aurorae, Galaxies, Our Moon, Skyscapes, et People and Space, ce qui permet de récompenser une grande variété de styles photographiques (Royal Museums Greenwich, s.d.).
- Opportunités internationales : De nombreux autres concours de haut niveau sont ouverts aux amateurs du monde entier. Parmi eux, on peut citer les David Malin Awards en Australie, le concours de l’European AstroFest, et AstroCamera en Pologne. Chacun possède ses propres catégories et spécificités, offrant de multiples occasions de faire reconnaître son travail (Miller, 2024; Skies & Scopes, n.d.).
- Une porte ouverte pour le Québec : Il est important de noter que certains concours européens sont explicitement ouverts aux photographes québécois. C’est le cas du concours « Les Étoiles de l’Astronomie », organisé par l’Association Française d’Astronomie (AFA). Ce concours, qui inclut des catégories comme « Paysages nocturnes » et « Objets célestes lointains », expose les photographies lauréates au Nikon Plaza à Paris, offrant une vitrine prestigieuse aux talents d’ici (Association Française d’Astronomie, 2025; Roué, 2025).
L’analyse de ces différentes arènes internationales met en lumière une diversification fascinante de la notion de « réussite » en astronomie amateur. Il n’y a plus une seule voie vers l’excellence, mais au moins trois parcours distincts. Le premier est celui du « complétionniste », qui trouve sa satisfaction dans l’achèvement méthodique des listes d’observation de la SRAC ou de l’AL. Le deuxième est celui du « contributeur », dont le but est de produire un grand volume de données de haute qualité pour faire avancer la science via des organisations comme l’AAVSO. Le troisième est celui de « l’artiste », qui utilise la technologie pour créer des images du cosmos qui sont à la fois techniquement parfaites et esthétiquement émouvantes. Cette pluralité de voies permet à chaque amateur de choisir le chemin qui correspond le mieux à ses compétences, à ses intérêts et à sa définition personnelle de la passion pour le ciel.
Section 5 : Défis informels, ressources et la culture de l’observation
Au-delà des grands programmes de certification et des concours prestigieux, il existe un écosystème riche et dynamique de défis plus informels, de ressources et d’outils qui soutiennent et enrichissent la pratique quotidienne de l’astronomie amateur. Cet environnement est essentiel pour maintenir l’engagement, développer de nouvelles compétences et favoriser un sentiment d’appartenance à une communauté mondiale.
5.1. Magazines et communautés en ligne : l’observation au quotidien
Les publications spécialisées et les plateformes en ligne jouent un rôle de premier plan en proposant un flux constant de nouvelles cibles et de défis accessibles.
- Les magazines comme guides mensuels : Des magazines de renommée internationale comme Sky & Telescope et Astronomy sont des piliers de la communauté. La chronique mensuelle « Binocular Highlight » de Sky & Telescope, par exemple, est une véritable institution qui, depuis des décennies, propose chaque mois une nouvelle cible intéressante pour les observateurs aux jumelles (10 Minute Astronomy, s.d.; Cloud Break Optics, s.d.; Seronik, 2009). De même, Astronomy publie régulièrement des listes d’objets saisonniers adaptés à différents types d’équipements, des petits télescopes aux plus grands instruments (Bakich, 2023; Eicher, s.d.). Ces articles offrent des défis à court terme qui maintiennent l’enthousiasme entre les longues sessions consacrées aux programmes de certification.
- Les défis communautaires en ligne : Les forums de discussion sont devenus des lieux de rassemblement incontournables. Cloudy Nights, l’un des plus grands forums anglophones, héberge des initiatives comme le « EAA Monthly Observing Challenge » (Défi mensuel d’observation assistée électroniquement). Chaque mois, un membre de la communauté propose une nouvelle liste d’objets, souvent thématique, et les participants partagent leurs images et leurs expériences. Ces défis favorisent l’expérimentation et l’échange de techniques dans une ambiance conviviale et collaborative (Cloudy Nights, 2025a, s.d.-b).
- Les défis événementiels : Des organisations comme la NASA collaborent parfois avec des groupes d’amateurs, notamment l’Astronomical League, pour créer des « Observing Challenges » liés à des événements ou des missions spatiales spécifiques. Par exemple, des défis ont été organisés pour le 35e anniversaire du télescope spatial Hubble, le survol d’un astéroïde par la sonde Parker, ou encore les anniversaires des missions Apollo (Astronomical League, s.d.-j). Ces événements créent un lien direct et passionnant entre l’observation amateur et l’exploration spatiale professionnelle.
5.2. Les outils de l’observateur moderne
Pour relever ces défis, qu’ils soient formels ou informels, l’astronome amateur dispose aujourd’hui d’une panoplie d’outils qui ont transformé la manière de planifier, d’exécuter et de consigner les observations.
- Journaux d’observation (Logbooks) : La tenue d’un journal est une exigence fondamentale de la plupart des programmes de certification de la SRAC et de l’AL (Astronomical League, s.d.-f; Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Si le carnet de notes papier reste une méthode éprouvée et appréciée pour sa simplicité et sa permanence (Cloudy Nights, 2020), l’ère numérique a vu l’émergence de solutions alternatives. Des applications dédiées comme Astronomy Logbook permettent d’enregistrer ses observations directement sur un téléphone ou une tablette (Royal Astronomical Society of Canada – Toronto Centre, 2022). De plus, de nombreux logiciels de planétarium, tels que SkySafari, intègrent des fonctionnalités de journalisation, permettant de consigner une observation directement depuis la carte du ciel (Stargazers Lounge, 2022).
- Atlas célestes et logiciels de planétarium : La navigation dans le ciel est la compétence de base de l’observateur. Les atlas papier classiques, du Norton’s Star Atlas pour les débutants à l’Uranometria pour les experts, restent des outils de référence (10 Minute Astronomy, s.d.; Skymaps.com, 2023). Cependant, les logiciels de planétarium ont révolutionné la planification. Stellarium, un logiciel libre et gratuit, est devenu un standard de facto pour de nombreux amateurs grâce à sa puissance, sa base de données exhaustive et sa capacité à contrôler des télescopes (Cloudy Nights, 2025b; Stellarium, s.d.). D’autres logiciels commerciaux comme Starry Night ou des outils de planification spécialisés comme Deep-Sky Planner offrent des fonctionnalités encore plus avancées pour les observateurs sérieux et les astrophotographes (Cloudy Nights, 2018; Knightware, 2023; Starry Night, s.d.).
- Sites de ciel noir : La qualité du ciel est le facteur le plus critique pour l’observation du ciel profond. La lutte contre la pollution lumineuse est donc une préoccupation centrale. Des outils en ligne comme Dark Site Finder ou Light Pollution Map permettent aux amateurs de localiser les zones où le ciel est le plus préservé (Dark Site Finder, 2024; Light Pollution Map, 2016). Ce point ramène à l’importance des initiatives comme la Réserve Internationale de Ciel Étoilé du Mont-Mégantic au Québec et le réseau plus large des Réserves de Ciel Étoilé désignées par la SRAC à travers le Canada. Ces sites ne sont pas seulement des lieux d’agrément ; ils sont des infrastructures essentielles qui rendent possible la poursuite des programmes d’observation les plus avancés (Gordon’s Park, 2008; My Wandering Voyage, s.d.; Parcs Canada, 2006, s.d.; RASC – Vancouver Centre, s.d.-b).
L’interaction entre les programmes formels et cet écosystème informel est fondamentale. Les défis à long terme des programmes de certification peuvent parfois mener à une forme de lassitude, où l’observation devient une tâche plutôt qu’un plaisir (Cloudy Nights, s.d.-a). Les défis mensuels et les suggestions des magazines offrent alors une bouffée d’air frais, une gratification à plus court terme qui maintient la flamme de la passion. Inversement, ces défis informels permettent souvent de découvrir de nouveaux objets ou d’expérimenter des techniques qui seront utiles pour progresser dans les programmes de certification. Un astronome amateur accompli est souvent celui qui sait naviguer entre ces deux mondes, utilisant la discipline des programmes formels pour construire ses compétences sur le long terme, tout en puisant dans la richesse de l’écosystème informel pour nourrir sa curiosité et son plaisir au quotidien.
Section 6 : Synthèse et recommandations stratégiques pour l’astronome amateur québécois
Après avoir parcouru le paysage des récompenses et des défis en astronomie amateur, du niveau local québécois à la scène internationale, il est temps de synthétiser les informations et de proposer une approche stratégique pour l’astronome amateur québécois désireux de structurer sa pratique. Le choix d’un programme ou d’un défi n’est pas seulement une question de listes d’objets ; c’est un choix qui reflète des aspirations personnelles, des contraintes d’équipement et une philosophie de l’observation.
6.1. Comparaison des philosophies et des parcours
Les différentes organisations qui encadrent l’astronomie amateur ont développé des systèmes de reconnaissance qui, bien que parfois similaires en surface, reposent sur des philosophies distinctes. Comprendre ces philosophies est la clé pour choisir un parcours qui sera à la fois gratifiant et durable.
Le paysage québécois, animé par la FAAQ et ses clubs affiliés, se caractérise par une philosophie axée sur la communauté et la reconnaissance par les pairs. Les prix les plus prestigieux, comme le Trophée Méritas, récompensent le service et l’engagement, tandis que des événements comme le CAFTA célèbrent l’ingéniosité technique et le partage du savoir. C’est un environnement idéal pour l’échange, l’apprentissage collectif et la participation à des projets locaux.
À l’échelle nationale, la SRAC propose un parcours basé sur une philosophie éducative et progressive. Sa suite de certificats est conçue comme un curriculum, guidant l’amateur de manière structurée du statut de novice à celui d’expert. L’accent est mis sur l’acquisition de compétences fondamentales, comme la tenue d’un journal d’observation et, pour ceux qui le souhaitent, la maîtrise du repérage manuel aux étoiles.
Aux États-Unis, l’Astronomical League (AL) offre un modèle basé sur la spécialisation et l’accomplissement par le volume. Avec sa myriade de programmes, elle permet à chacun de se spécialiser dans des niches très précises (nébuleuses obscures, étoiles carbonées, etc.). Son système de « Master Observer Progression » encourage l’accumulation de certificats, créant un parcours de longue haleine pour les collectionneurs et les complétionnistes.
Enfin, des organisations comme l’AAVSO et les concours d’astrophotographie représentent deux autres philosophies distinctes. L’AAVSO incarne la contribution scientifique, où la reconnaissance est directement proportionnelle à la quantité de données utiles fournies à la recherche. Les concours, quant à eux, relèvent de l’expression artistique et de l’excellence technique, où une seule image peut valoir une reconnaissance internationale.
| Organisation / Type | Philosophie Principale | Type de Défi | Récompense Typique |
| FAAQ (Québec) | Communauté et reconnaissance par les pairs | Contribution à la communauté, excellence technique, programmes d’observation locaux | Trophées (Méritas, Pléiades), Prix de concours (CAFTA) |
| SRAC (Canada) | Éducative et progressive | Complétion de listes d’observation structurées par niveau de difficulté | Certificats et épinglettes |
| Astronomical League (International) | Spécialisation et accomplissement par le volume | Complétion d’un très grand nombre de listes d’observation spécialisées | Certificats, épinglettes, titres de « Master Observer » |
| AAVSO (Science Citoyenne) | Contribution scientifique | Soumission d’un grand volume de données d’observation (photométrie) | Prix basés sur le nombre total d’observations soumises |
| Concours Photo (International) | Expression artistique et excellence technique | Soumission d’images individuelles ou de séries jugées sur des critères esthétiques et techniques | Prix en argent, matériel, exposition dans des musées ou galeries |
6.2. Construire son propre chemin : un guide de décision
Fort de cette analyse, l’astronome amateur québécois peut tracer son propre parcours en fonction de ses objectifs, de son équipement et de ses intérêts. Voici quelques pistes stratégiques :
- Pour le débutant : Le point de départ le plus logique et le plus accessible est le programme « Explore the Universe » de la SRAC. Il est complet, conçu pour les novices, ne requiert que des jumelles et, surtout, tous ses documents sont disponibles en français (Royal Astronomical Society of Canada, 2018, s.d.-d). C’est la meilleure introduction structurée disponible. Parallèlement, s’impliquer dans un club local de la FAAQ permettra de bénéficier du soutien de la communauté et de participer à des soirées d’observation guidées.
- Pour l’observateur aux jumelles : Les jumelles sont un instrument puissant et de nombreux programmes leur sont dédiés. Après « Explore the Universe », l’observateur peut poursuivre avec le certificat pour jumelles du programme « Explore the Moon » de la SRAC (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Ensuite, le vaste catalogue de l’Astronomical League s’ouvre à lui, avec des programmes incontournables comme le « Binocular Messier Program », le « Deep Sky Binocular Program » ou le « Binocular Double Star Program » (Astronomical League, s.d.-a, s.d.-c, s.d.-b).
- Pour l’observateur visuel ambitieux (avec télescope) : Le cheminement classique consiste à suivre la progression de la SRAC : commencer par le Catalogue Messier, puis enchaîner avec les « Finest NGC Objects » (Royal Astronomical Society of Canada, s.d.-b). Une fois ces défis nationaux relevés, la quête peut se poursuivre avec les programmes de l’AL, en visant le redoutable « Herschel 400 Program » comme objectif à moyen terme, et la progression « Master Observer » comme but ultime (Astronomical League, s.d.-h, s.d.-f; Clevenson, s.d.).
- Pour le scientifique citoyen : L’amateur qui souhaite que ses observations aient un impact scientifique direct peut se tourner vers l’AAVSO. Le programme « Binocular Variable Star Program » de l’AL constitue une excellente rampe de lancement, car il enseigne la méthode d’estimation des magnitudes et le processus de soumission des données (Astronomical League, s.d.-d).
- Pour l’artiste du ciel (astrophotographe) : Le parcours peut commencer localement avec le concours d’astrophotographie du CAFTA pour se mesurer à la communauté québécoise (Fédération des astronomes amateurs du Québec, 2022a). Les centres de la SRAC organisent également souvent des concours internes (RASC – Mississauga Centre, 2024; RASC – Toronto Centre, s.d.). Une fois l’expérience acquise, l’astrophotographe peut viser plus haut en soumettant ses œuvres au concours « Les Étoiles de l’Astronomie » pour une reconnaissance francophone internationale (Association Française d’Astronomie, 2025), avant de tenter sa chance dans les compétitions mondiales les plus prestigieuses comme le ZWO Astronomy Photographer of the Year (Royal Museums Greenwich, 2025).
6.3. Conclusion : un ciel, de multiples quêtes
En définitive, l’univers des programmes, des défis et des récompenses en astronomie amateur est un miroir de la discipline elle-même : vaste, diversifié et rempli de chemins de découverte. Il n’existe pas de voie unique ou supérieure. Pour l’astronome amateur au Québec, la richesse de l’écosystème local offre un soutien communautaire sans pareil, tandis que les cadres nationaux et internationaux fournissent les structures nécessaires à un développement approfondi des compétences.
Ces programmes ne sont pas une fin en soi. Leur véritable valeur réside dans leur capacité à enrichir l’expérience personnelle de l’observation. Ils sont des outils pour apprendre, des prétextes pour sortir sous les étoiles, et des cadres pour donner un sens à notre quête de connaissance. En combinant la rigueur d’un programme de certification à long terme avec la spontanéité d’un défi mensuel et la camaraderie d’un club local, chaque amateur peut construire un parcours unique qui alimentera sa passion pour les merveilles du cosmos pour les années à venir. Le ciel est le même pour tous, mais les quêtes qu’il inspire sont infinies.
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